—Valérie Megglé

Après une première rencontre avec la terre lorsqu’elle est étudiante, ce n’est qu’en 2014 que Valérie en retrouve le chemin, à Londres, où elle vit alors.

Ce qui commence par des cours de sculpture, puis de céramique, dans une école d’art, devient rapidement une véritable passion. Formée d’abord au modelage, puis au tournage, auprès de différents céramistes en Angleterre et en Corée, sa pratique s’enrichit au fil des rencontres, des apprentissages et des influences.
Ce qui fascine Valérie, c’est l’immense liberté qu’elle offre. Chaque terre possède son caractère, sa texture, son langage. Valérie aime autant la rugosité d’un grès chamotté que la délicatesse de la porcelaine, la précision d’une pièce tournée que la spontanéité d’une forme façonnée à la main. Elle aime la finesse, les ligne sobres et les formes généreuses.
La recherche d’émaux est également au cœur de sa démarche, même si elle choisit souvent de laisser la matière s’exprimer dans sa plus grande simplicité.
Les cuissons d’enfumage, l’obvara ou le raku nu occupent une place particulière dans son travail : elles introduisent une part d’inconnu, de surprise, dans un dialogue avec le feu où l’on accepte de ne pas tout maîtriser.

« La céramique m’enseigne la patience et le lâcher-prise. Elle m’invite à ralentir, à observer, à accueillir l’imprévu et à accepter que la beauté puisse naître de l’imperfection. Travailler la terre est un temps de respiration et mon atelier devient un espace où je me ressource, où mon esprit s’apaise. »